12 - Parcs publics : entre loisirs en santé
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, influencés par les théories hygiénistes, municipalités et particuliers aménagent des parcs publics où la petite bourgeoisie donne le la. L’eau et la verdure deviennent des antidotes aux médiocres conditions de vie et de travail. À Châlons, le Jard, un des plus anciens parcs publics, réaménagé par la Ville, devient le lieu des fêtes populaires dans la seconde moitié du XIXe siècle, un kiosque à musique y est inauguré en 1885. À l’inverse, à Courtisols, le jardin public est dû à la générosité de Martin Massez (1812-1875), ancien maire et donateur également de la mairie, de l’école et du télégraphe.

Le marquis de Polignac va encore plus loin dans sa démarche en s’inscrivant clairement dans le mouvement hygiéniste. Héritier de la maison de champagne Pommery il confie en 1909 à Édouard Redont, architecte-paysagiste de renom, la conception d’un parc de jeux et de sports pour ses employés, afin de compenser le manque d’air et de lumière dû au travail dans les caves. La pratique d’exercices physiques apparaît comme une solution idéale aux problèmes de santé. Par la suite le parc devient public et les équipements sportifs continuent à y être développés : pistes, terrains de sport, cours de tennis, salle d’escrime, auxquels s’ajoute dès 1913 un collège d’athlètes comprenant gymnase couvert et piscine. Entre œuvre paternaliste et hygiéniste, le parc Pommery reste une création tout à fait atypique.