7 - Hygiénisme et santé
Grâce à une propagande importante et à des initiatives privées et publiques, l’hygiène et la propreté pénètrent dans la maison au XXe siècle, sous l’impulsion de médecins inspirés par les théories de Louis Pasteur. La médecine fait alors des progrès considérables et s’organise par la fondation d’hôpitaux publics et privés dont le champ d’intervention s’élargit. Les principaux fléaux du mode de vie citadin sont attribués à la saleté et aux mauvaises odeurs, individuelles et collectives, dues à l’insalubrité de certains faubourgs. Pour y remédier, les équipements d’adduction d’eau potable et d’assainissement sont lentement mis en place par les Villes, qui ouvrent en outre des bains et lavoirs publics à prix abordable. Les règles d’hygiène sont diffusées par l’École, des cours ménagers – ceux de la cité du Chemin Vert à Reims par exemple – et toute une littérature pédagogique.
Parallèlement, l’hôpital reçoit la mission d’assistance publique par la loi du 7 août 1851. Les initiatives privées de quelques généreux donateurs renforcent ce développement : ainsi l’hospice Roederer-Boisseau créé à Reims en 1899 grâce à un don de Marie-Louise Roederer-Boisseau. L'hôpital-hospice Auban-Moët est construit à Epernay entre 1887 et 1893 grâce à une donation de 1 600 000 F de Camille-Victor Auban et Sidonie Rachel Moët. Cité en exemple à maintes reprises cet hôpital est composé de pavillons indépendants où sont répartis les différents services, selon les principes les plus novateurs au moment de son ouverture. Se soigner reste cependant cher.