8 - La prise en charge de l'enfance
De nombreuses œuvres et initiatives nouvelles permettent une prise en charge et une protection de l’enfance, ainsi que l’apprentissage de règles élémentaires d’hygiène. Les crèches doivent libérer les mères qui ont besoin de travailler en assurant aux enfants une sécurité et un encadrement approprié : ainsi celles créées à Reims par la Société protectrice de l’Enfance, fondée en 1877, ou par l’association de laMaison de l’enfance de la cité du Chemin Vert proposant une garderie et des consultations pour nourrissons.

L’attention se porte également sur les enfants fragiles, accueillis dans des structures destinées à améliorer leur santé, essentiellement grâce aux bienfaits du grand air. Des colonies scolaires privées proposent des activités physiques en plein air aux enfants d’ouvriers de santé fragile, comme le fait l’Amicale du boulevard Carteret à Reims, qui emmène chaque jour 50 enfants au Clos Colbert. L’aspect médical est davantage présent encore dans le mouvement des écoles de plein air. À l’origine de ces écoles, créées en premier lieu pour les enfants pré-tuberculeux, on trouve le plus souvent des médecins et des architectes, unis dans la volonté d’associer pédagogie, suivi médical et cadre architectural approprié. La création d'une telle école à Châlons fédère les bonnes volontés : le bureau de bienfaisance, M. Sipeyre qui donne le terrain, un comité de dames bienfaitrices pour gérer la cantine, etc. Autant d’actions révélatrices d’une volonté commune, de la part des institutions publiques et de bienfaiteurs privés, de protéger les enfants et d’améliorer leurs conditions de vie.