3 - Les cités-jardins
Georges Charbonneaux, fondateur du Foyer rémois, lance, en 1919, l’aménagement de la cité-jardin du Chemin Vert à Reims d’après un concept mis au point par l’Anglais Ebenezer Howard entre 1898 et 1900. Avec ses 600 logements et 3 700 habitants en 1924 cette cité, édifiée sur les plans de Jean Marcel Auburtin, en est l’application rémoise la plus réussie : des magasins d’alimentation répartis sur deux îlots, une boulangerie et une boucherie fournissant des produits meilleur marché grâce à une subvention du Foyer rémois ; la maison commune - centre d’éducation et de loisirs pour les familles avec salle des fêtes de 500 places, cercle réservé aux hommes, école ménagère, bibliothèque, bains-douches, gymnase ; la Maison de l’enfance avec une crèche, une garderie, des consultations prénatales et de nourrissons, un service de la « goutte de lait » assurant la distribution de lait stérile pour les bébés ; une école. Un jardin rue Lanson et un terrain de sport complètent la cité dans les années 1930. Le principe hygiéniste « air-lumière-soleil » préside à la construction des logements, dotés de larges ouvertures. Avec trois chambres au minimum, les maisons sont équipées d’un porche, d’une buanderie, de toilettes, de l’eau courante et de l’électricité, éléments d’un confort jusque-là réservé aux catégories sociales supérieures. Un jardin jouxte chaque maison avec remise, poulailler et clapier.

D’autres cités-jardins sont aménagées à Reims et Pontfaverger dans les années 1920 et 1930 par le Foyer rémois et d’autres organismes privés. Malgré son succès, ce concept est abandonné après 1950, les grands immeubles collectifs étant alors considérés comme la seule solution à l’ampleur de la demande en logement.