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Expositions virtuelles

Les Archives départementales vous proposent de découvrir leurs richesses à travers des expositions virtuelles.

Un bâtiment, 150 ans d'histoire(s)

En 2016, le bâtiment des Archives départementales de la Marne a fêté ses 150 ans.

Fait assez rare pour le souligner : dans la Marne, de nos jours, le service d'archives départementales occupe toujours le bâtiment d'origine édifié spécialement pour les archives. Construit en 1866, ce bâtiment imposant ne dépare pas face au non moins imposant hôtel de la préfecture, et constitue, avec son vis-à-vis, un ensemble patrimonial fort au coeur de Châlons-en-Champagne.

 

C'est la loi du 5 brumaire an V (26 octobre 1796) qui crée officiellement dans chaque chef-lieu de département un service d'Archives départementales. A partir de 1864, un bâtiment spécifique est édifié, face à la préfecture. D'abord dédié uniquement à la conservation des documents, ce bâtiment connaît plusieurs extensions et aménagements. C'est cette histoire que vous raconte notre exposition.



Un aperçu de notre collection de 24 000 photographies numérisées !

Depuis la première photographie prise par Nicéphore Niépce en 1827, presque 200 ans d’évolution technologique se sont écoulés et ont vu la création de multiples supports : support en métal (daguerréotype, ferrotype), support en verre (ambrotype, plaque de verre), support en plastique (négatif, diapositive), support en papier.

 

En raison de sa fragilité, ce patrimoine photographique est délicat à conserver dans de bonnes conditions et à communiquer.

 

Son identification s’avère parfois difficile car il est souvent sans nom, sans date, sans lieu ou isolé d’un contexte et son utilisation engendre des questions complexes relatives à la propriété intellectuelle.

 

Aujourd’hui, grâce à la numérisation qui permet de se libérer de certaines contraintes, les Archives départementales de la Marne vous proposent de consulter 24 000 photographies relatives à la Marne sur les ordinateurs de leurs salles de lecture.

 

L’exposition virtuelle suivante vous présente une sélection sur six thèmes pour découvrir la richesse et la variété de ce patrimoine :

- le bois dans l'architecture

- activité commerciale

- industrie

- dommages de guerre

- photographies de classe

- activités sportives



Florilège de cartes postales

Besoin de communiquer ? Avant l’invention du téléphone, d’internet et des réseaux sociaux, l’homme a fait preuve d’imagination et d’ingéniosité pour faire passer des messages : messages militaires transmis par pigeon voyageur, lettres missives, coursiers, télégrammes, cartes de visites et cartes à jouer utilisées pour les messages utilitaires ou les mots-doux !

 

La carte postale illustrée est née dans les années 1870 grâce aux progrès techniques de l’impression photographique. Elle devient rapidement un support de correspondance très utilisé jusque dans les années 1920 pour la communication commerciale, administrative ou personnelle. Très peu chère, c’est aussi un souvenir à une époque où les appareils photographiques sont rares et où le tourisme se développe. Elle décline après la première guerre mondiale pour retrouver un essor dans les années 1960 grâce à la couleur.

 

Les 12 000 cartes postales numérisées représentent les villages, villes et paysages de la Marne avec leurs habitants, monuments, boutiques, loisirs, quartiers, usines… Photographies de paysages, instantanés de la vie quotidienne ou de modes, les cartes postales témoignent aussi du temps qui passe… Elles peuvent être regardées avec un œil nostalgique de la vie d’autrefois ou bien devenir objet d’étude en passant au crible tous les détails qu’elles contiennent.

 

Découvrez notre collection de cartes postales grâce à ce florilège sur quelques thèmes : moyens de transport, vin de champagne, patrimoine disparu….



Un siècle d'avancées sociales dans la Marne, 1850-1950

Après avoir reposé durant des siècles sur l’agriculture et l’artisanat, l’économie française s’installe au cours du XIXe siècle dans l’ère industrielle. Les conséquences sociales de ces mutations économiques sont d’une ampleur jusqu’alors inconnue. Passer de la campagne à la ville, de l’atelier à l’usine, c’est pour les uns, s’éloigner de la terre nourricière, rompre avec le village et sa communauté protectrice, et pour les autres, s’éloigner de sa famille durant la journée, se priver d’un apprentissage familial, en un mot « s’exposer », alors que rien ou presque n’a été prévu quant aux besoins fondamentaux : se loger et se nourrir, se protéger et se soigner, s’instruire et se divertir.

Face à ces besoins, l’État semble alors indifférent. La législation sociale en France prend du retard sur les pays voisins. Sur qui les Marnais confrontés à la misère peuvent-ils compter durant ce siècle de transformations ? Quelques noms, quelques réalisations s’imposent spontanément : l’hôpital Auban-Moët à Épernay, la cité du Chemin Vert de Georges Charbonneaux à Reims, et surtout Léon Harmel, figure du catholicisme social, et son œuvre au Val-des-Bois, à Warmeriville. D’autres personnalités moins connues, comme Martin Massez à Courtisols ou Maurice Denonvilliers à Sermaize-les-Bains méritent de figurer parmi les bienfaiteurs, philanthropes, mécènes qui ne sont pas restés insensibles à la misère de leur temps. Mais c’est aussi par eux-mêmes, à partir du moment où le législateur leur en a donné la possibilité, que les Marnais ont réussi, grâce à la solidarité et à l’esprit d’association, à faire naître des sociétés mutuelles et autres coopératives destinées à soulager une existence difficile pour le plus grand nombre. Relayées par des municipalités ou des institutions comme l’École, épaulées par des donateurs anonymes ou qui le sont restés même si leurs noms figurent sur les listes des nombreuses structures qui virent le jour un peu partout dans le département, ces initiatives, modestes, n’ont pas laissé de traces « patrimoniales » autres que celles conservées dans la mémoire collective ou les documents d’archives. Cependant ces exemples témoignent que les Marnais, au-delà du travail, surent être généreux en ces temps d’existence précaire.

L’exposition réalisée par les Archives départementales fait revivre ces initiatives diverses dans les domaines du logement et des subsistances, de la santé, de l’instruction et des loisirs.